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On n’est pas « casées », le statut de conjoint suiveur

Pour le premier article de notre Gazette, parlons expatriation (pour changer) et du statut des conjoints suiveurs.

« Être conjoint suiveur »… Ah la la… encore une case bien française ! Bon, quelque part, ça fait bien sur le papier. On suit Mr ou Mme dans ce nouveau pays qui va nous accueillir pour un temps…

Pourtant, un jour, une de nos Musette m’a dit se voir plus comme « une conjointe accompagnatrice » que « suiveuse”.
C’est tout de suite plus positif : on sent qu’on ne subit pas l’expatriation mais que celui qui accompagne prend part au jeu et participe totalement à cette aventure… #girlpower!
Oui, statistiquement, oui c’est plus les femmes qui suivent que les hommes.

C’est un fait donc Vive les Femmes sur ce coup là!

Évidemment, nos expatriations sont des décisions familiales et de couple … mais lorsqu’on fait ce choix et que l’on devient suiveur / suiveuse, accompagnateur.e. voire moteur/trice parfois, comment ne pas se perdre en tant que personne ? Comment garder sa propre identité et ne plus être enfermée dans cette case ?

La chance avec The Musettes, c’est que j’ai pu rencontrer beaucoup de femmes à travers le monde et donc en apprendre davantage sur chaque pays.  C’est une réalité : certains laissent peu de place à « la femme de », ils ne voient justement que ce côté suiveur et dépendant.

Sortir des cases

Mais nous sommes fières, nous gardons la tête haute et le torse bombé : Cocorico pardi ! Nous sommes femmes de soutien, femmes de premier rang qui nous occupons de re-créer ce cocon familial aux grés des déménagements, nous sommes femmes d’adaptation à chaque nouvelle culture, à chaque nouveau pays, nous sommes mamans câlins, femmes taxi, femmes administratives (oui oui, vous voyez bien ce que je veux dire : agenda de l’école, anniversaires, soirées boulot…) femmes créatives et par-dessus tout, femmes entrepreneures. Voilà où sont nos valeurs !

Laissez-les dire, ceux qui parlent en douce, ne vous attardez pas sur ce petit regard jugeur… c’est de l’envie, tout bonnement.
Rendez-vous compte de notre valeur ; il en faut du courage, pour suivre notre moitié à travers le monde. Vous n’êtes pas perdue, au contraire vous êtes l’œil de ce cyclone, car oui, une expatriation, c’est toute une aventure, ça bouge, ça remue et ça se calme…

À bas les cases ! Il nous faudrait un nouveau mot, une nouvelle façon d’être qualifiée. Et si tu passais de conjoint suiveur à… Musette ?

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