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La mode upcycling : le défi d’une récente expatpreneuse aux Etats-Unis

La mode upcycling : le défi d’une récente expatpreneuse aux Etats-Unis

La mode version upcycling ! A 50 ans, Catherine récemment expatriée aux Etats-Unis a relevé un double défi : créer son entreprise et laisser une partie de sa famille en France . On y va ou pas ? Savoir saisir l’opportunité, prendre le risque de partir de nouveau pour l’aventure de l’expatriation….? C’est un vrai choix de vie…Catherine a suivi son instinct et est partie vivre dans le Maryland pour une aventure extraordinaire! 

Venez vous asseoir dans la cabane chez Catherine

Bonjour Catherine, où es-tu installée en ce moment ?

Dans une cabane au fond des bois…plus sérieusement, je vis dans une jolie maison en bois entourée d’arbres et au bord de l’eau dans la région d’Annapolis au Maryland, USA.

Tu avais une vie bien installée en France, pourquoi et comment cette expatriation  ?
J’ai suivi mon mari qui travaille pour une société franco-américaine. Nous avons saisi une belle opportunité d’ouverture sur le monde …. à plus de 50 ans, ça ne se refuse pas !
Est-ce ta première expatriation ?
Oui et non !  Belge d’origine, j’ai suivi mon mari à Paris au tout début de notre mariage.. Nous devions y rester 3 ans et avons prolongé le séjour durant 22 ans …..pour notre plus grand bonheur. Nos 3 fils y sont nés.

The fifty is the new forty! 

Qui a dit qu’on ne pouvait pas entreprendre à 50 ans?!  Catherine est un très bel exemple du contraire. Enthousiaste, drôle, dynamique et expatpreneure…un vrai régal. 

Comment s’est présentée l’idée d’entrepreneuriat lors de ton installation américaine ? 
Envie de voler de mes propres ailes. Les Etats-Unis s’y prêtent plutôt bien : démarches simplifiées, énergies professionnelles positives,…et puis j’y avais déjà goûté à Paris où j’ai assuré la gestion d’un atelier qui fabriquait des vêtements de cuir sur mesure.
Quels ont été les principes de ta démarche d’expat-preneuse ? 
La mode, dans laquelle je travaille depuis plus de 25 ans est une des “industries’ les plus polluantes de la planète. J’avais envie de créer une nouvelle marque  mais en utilisant des matières premières déjà utilisées. C’est tout l’enjeu de Modeste.usa. L’upcycling est un must pour moi.
Je viens donc de créer la marque Modeste.usa : je corrige et revisite des vêtements de seconde-main méticuleusement choisis ou des fins de série, en pièces modernes et ultra sobres.
Pourquoi ce nom , Modeste.usa ?
Modeste car ce mot contient le mot ‘mode’ et ‘este’ pour l’Est des USA ou je vis aujourd’hui. Et petit clin d’œil familial, c’est aussi le prénom de mon grand-père paternel.
Quelles ont été les étapes du développement de ton entreprise?
Visite de deux salons de la création mode à New York City, demande de permis de travail, dépôt de marque, création de la charte graphique, achat des vêtements seconde-main, fabrication des prototypes, recherche  d’un atelier pour future production, photos des échantillons (avant/après), mise en route version cachée d’un compte Instagram, et puis le Covid  est arrivé au moment ou je prenais toutes les dispositions pour créer ma société (rdv avec une avocate et une comptable) et en phase de réalisation du site internet marchand.
Vu que tout était à l’arrêt, j’ai lancé le compte Instagram pour non seulement créer l’envie chez mes futures clientes mais aussi pour parler en toute transparence des difficultés que je rencontre a cause de la pandémie. L’accueil fut très bon.
Qu’as-tu appris grâce à cette expérience en tant qu’expat-preneuse ?

Il faut être patiente été bien s’entourer.

Quel est l’impact des réseaux sociaux dans ton activité ?
L’impact est immense : ma communauté perso m’a beaucoup portée et apportée. J’ai aussi exploité les connexions relatives à mon “background” professionnel à Paris. Je fais également partie d’un groupe de femmes créatives qui se soutiennent et s’entraident. Seule on arrive à rien.
Comment as-tu fait pour te construire un nouveau réseau aux Etats-Unis ?
A nouveau Instagram aide beaucoup mais la communauté américaine suppose que l’on puisse se voir, faire de nouvelles connaissances. Impossible pour l’instant, vu la situation sanitaire
Que retiendrais-tu de la mentalité entrepreneuriale aux Etats-Unis  ?
La liberté d’entreprendre est très présente ici. Ils n’ont pas peur de l’échec et cela aide énormément. Les formalités sont relativement simples.
A ton avis, lancer son entreprise en étant à l’étranger, est-ce un défi compliqué ?
L’avenir me le dira!
Ta citation préférée?
Life is short, smile and keep smiling