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Myriam 1 an après

Myriam 1 an après

Voilà un an que je t’ai interrogé sur le site Les Musettes.
Depuis que tu as lancé ton projet nomade, peux-tu nous dire si tu es satisfaite de la façon
dont il évolue?
Oui, mon activité d’accompagnement personnalisé des entreprises et des particuliers à la relocation se porte bien. J’ai suivi mon intuition, j’ai fait passer la qualité avant la quantité et de travailler ainsi dans le respect de mes valeurs m’apporte beaucoup de satisfaction.

Quels obstacles as-tu rencontrés ?
Je dirais la concurrence, qui est parfois stimulante et parfois déstabilisante. J’ai appris à la gérer car elle encourage la remise en question. Elle est en ce sens un mal pour un bien. Ce sont parfois les obstacles intérieurs, ceux que nous nous posons à nous-mêmes, qui sont les plus difficiles à surmonter. Le syndrome de l’imposteur est un bon exemple. Douter de soi-même est d’autant plus facile quand on travaille seul et que l’on n’a pas les collègues pour nous soutenir, pour collaborer et donner de l’élan. Ayant travaillé 15 ans dans le milieu professionnel “Corporate” l’esprit d’équipe me manquait. Pour surmonter cela, je travaille désormais en binôme avec une autre entrepreneure. Nous sommes toutes les deux dans des domaines différents, ce qui nous permet de nous apporter mutuellement des perspectives et des idées différentes. On se soutient aussi, c’est très porteur et je le conseille vivement aux autres entrepreneurs !

Que referais-tu ?
Si c’était à refaire, je me mettrais à travailler en binôme plus tôt ! Et aussi, je n’hésiterais pas à demander de l’aide et externaliser certaines de mes tâches à d’autres professionnels pour bénéficier de leurs compétences. Cela permet de consacrer plus de temps à la stratégie et à la vision globale de son entreprise.

Sur quoi as-tu progressé ?
J’ai appris à dire non et à poser mes limites, aux autres et à moi-même !
Et je gère bien mieux ce syndrome de l’imposteur dont je parlais plus tôt. J’ai vraiment pris confiance en moi et en ce que je peux accomplir.

Comment vois-tu l’;évolution de ton entreprise dans un an, dans cinq ans ?
Je veux continuer de développer mon entreprise sur le chemin pris et m’assurer qu’elle reste adaptée aux besoins du marché et de mes clients. Je veux continuer de la structurer et avancer selon mes valeurs. Je suis dans une logique de développement sain et durable.

Qualifies-tu ton travail de “job de rêve” ?
Oui car il est parfait à l’heure actuelle pour allier vie professionnelle et vie familiale. Mon expérience personnelle d’expatriée nourrit mon travail et chaque client est différent, donc c’est à chaque fois une découverte et un nouveau challenge !

Les réseaux sociaux prennent une place importante, depuis un an, qu’en est-il pour toi ?
Dans le monde de la relocation, les réseaux sociaux ont une place importante à la fois comme source d’information mais aussi de mise en relation. Ils sont notamment importants pour les recommandations clients et je les utilise pour partager des bonnes adresses ainsi que des infos sur mon domaine de travail, par exemple sur les enfants de la troisième culture (TCKs).

Ont-ils pris plus de place ?
J’utilisais déjà Facebook et je suis maintenant aussi sur Instagram, donc oui, un peu tout de même.

Quelles satisfactions personnelles retires-tu de ton projet entrepreneurial ?
J’ai la chance de faire un travail qui me passionne et me permet d’allier vie familiale et vie professionnelle. Je suis heureuse car je constate que je donne un exemple positif à mes enfants.
L’une de mes filles m’a ainsi expliqué qu’elle aimerait faire le même travail que moi plus tard car comme je suis passionnée, ça a l’air facile !

Quel est ton plus gros challenge ?
J’ai du mal à déconnecter totalement et je souhaiterais structurer plus mon activité pour parvenir à
un meilleur équilibre à ce niveau-là.

A quoi ressemble ton quotidien d’expat-preneure ? Une organisation ?
Chaque minute est maximisée et je pratique le multitasking ! Je jongle au quotidien entre mes casquettes d’entrepreneure, de femme, d’épouse, de maman et de membre de la vie associative.
Mon « secret » ? Je fonctionne avec des to do lists aux niveaux pro et perso ! J’essaie de prendre des pauses, de me poser et je m’emploie à connaître mes limites.

Un ou une expat-preneure qui t’inspire ?
Depuis le début de mon aventure, j’ai eu la chance de faire des rencontres riches et inspirantes. Hannah Huber, fondatrice de Spark Women (réseau de femmes entrepreneures), est l’une d’elles.
J’aime sa fraîcheur et sa motivation. Elle a cette force qui émane d’elle, cette détermination. Elle est aussi chaleureuse et passionnée par ce qu’elle fait. Elle a su créer une communauté avec un vrai côté
humain, chose que j’admire.

Qu’aimes-tu le plus dans ton travail ?
Sans hésiter, le contact humain et l’impact humain