Qui es-tu Raphaëlle?

Je suis Raphaëlle, 41 ans, maman de 4 enfants

Je suis coach international et journaliste nomade. Nomade car depuis l’âge de 7 ans j’ai toujours vécu à l’étranger que ce soit avec mes parents ou avec mon mari. J’ai une forte cellule familiale ce qui fait que l’expatriation est une chance et un privilège. Ma maison c’est là où sont mes enfants et mon mari, mon quotidien. La France c’est mes racines, mon point de repère mais pas ma maison. Ma maison je la transporte. Mon rêve à terme, 6 mois en France et 6 mois dans un autre pays. 

Je reste intransigeante sur l’orthographe, alors soyez important pour la culture française. C’est un défi de rentrer en France pour moi d’aller dans un autre pays. Je ressens une vraie pression que j’appréhende. c’est étrange non? 😉 

Où vis tu?

Je vis à Herzilia, au nord de Tel-Aviv .. C’est la banlieue chic, balnéaire de Tel-Aviv. Je suis citadine, j’aurai préféré vivre à Jérusalem même. Mais sur une qualité de vie extraordinaire. On vit ici car l’école de mes enfants et les bureaux de mon mari sont ici. La vie est très agréable mais ce n’est pas le quartier que j’aurais choisi car c’est un peu trop calme pour moi. De partie mon métier j’aime aller à la rencontre des gens, explorer la ville, j’aime la vie de quartier ici je peux un peu moins le faire. Je suis hyper gâtée, mais parfois c’est un peu compliqué. 

Comment es-tu arrivé à Herzilia? 

J’ai suivi mon mari. Je suis conjoint suiveur, nomade qui invente la vie qui va avec. Je ne suis pas l’archétype de la femme traumatisée qui doit quitter son pays et suivre son mari. Oui ça demande de l’énergie, c’est fatigant de surtout avec les enfants, je dois être soutien pour mon mari et je dois aussi m’épanouir professionnellement pour ne pas tourner en rond. Mais le métier que je fais me permet de trouver un équilibre et de m’épanouir totalement. Je prépare toujours mon expatriation en amont, car avant d’être totalement installée, c’est pour avoir récupéré tous mes meubles, j’ai time for l’organisateur notre arrivée. C’est la clé de mon épanouissement. J’ai mes projets, J’ai l’énergie pour préparer.

Vous avez déjà vécu à l’étranger?

J’ai vécu dans beaucoup de pays, de villes: Paris, Japon, Suisse, Londres, Singapour, New York, Belgique, Shanghai et Tel-Aviv. A l’étranger on a choisi des choses très fortes et très rapides avec les gens. L’expatriation c’est un catalyseur des relations humaines. 

As-tu installé en Israël? 

Cela fait deux ans que nous vivons ici. J’étais des jumelles de 9 ans et demi un garçon de 4 ans et demi et une fille de 1 an. Logistiquement je me suis adapte tres vite car j’avais déjà en tête de faire mon livre sur les femmes d’Israël. J’étais déjà en contact avec le « Petit Journal ». J’ai eu plus de mal à tisser des relations avec les gens ici dans cette ville, car c’est une ville qui ne me ressemble pas., Je ne suis pas retrouvé. Donc plus difficile de ce côté là. Pour rester connecté avec mes amis. Les nouvelles technologies vraiment préparées. C’est très important pour moi d’entretenir mes relations. 

Comment est-il venu l’idée de ce travail nomade? pourquoi cette thématique?

Lorsque j’étais à Shanghai avec mon associé. Alors la vie a fait qu’elle est partie à Bangkok; de mon côté j’ai bougé aussi à Singapour. Il dévient compliqué de garder notre ensemble de cabinet.

Aussi arrivée en Israël, j’ai préféré m’atteler à mon métier de journaliste, car ici la culture et la vie sont très riches. Sur un sillonné le pays. J’explore et je retransmet ce que je vois, ce que je vois. Je travaille pour moi et pour « lepetitjournal.com ».

J’ai le meilleur métier du monde. Je peux aller à la rencontre des gens, et ce en emmenant mes enfants partout. Une fois, j’ai emmené mes enfants car j’allais interroger une femme bédouine avec ses huit enfants dont le dernier est handicapé. Ils nous ont accueilli, servi un repas. C’était extraordinaire pour moi et mes enfants. Je vis des trucs dingues. 

The made of my children with a self-work, with a confiance. Cela casse des barrières et ça créé des liens.

Comment t’organises-tu entre ton activité et ta vie personnelle?

Chacun a sa notion du bonheur, de son équilibre. Moi j’ai besoin d’une interaction avec quelqu’un, de faire quelque chose de bien et d’utile dans la journée et de faire du sport. Alors je suis une mère « horrible »! ma petite anecdote: un jour je faisais du vélo en intérieur, et ma fille voulait aller aux toilettes. Je ne voulais pas arrêter mon vélo alors je lui ai dit d’aller aux toilettes, de retourner la poubelle de monter dessus et ainsi elle pourrait faire tout ça seule; Et bien, elle est ravie d’avoir fait quelque chose par elle-même, sans aide de personne et de se débrouiller. J’essaye de transformer le service en plaisir. Sur une famille bien plus saine où chacun s’entraide. Donc l ‘ équilibre vie pro / vie privée. Je m’organise, j’optimise mon temps. Comme mon travail est flexible ça aide. 

Tu es donc une « Mompreneuse » très occupée?

Mes journées sont assez cadencées. Mais je n’ai pas l’impression de courir non plus. Mes enfants sont plus autonomes. Par exemple ici à partir de 9 ans les enfants peuvent rentrer seuls de l’école. J’ai donc plus de temps pour mes articles. 

Peux tu faire partager tes instants bonheurs de Musette ?

Les instants avec mes enfants, mes rencontres grâce à mon métier. 

Quelles sont tes sorties culturelles préférées du moment, seule ou en famille ?

Il y a le musée d’art moderne d’Israel qui est très beau avec plein d’œuvres d’art en extérieur. C’est assez ludique.

Instant culturel : peux-tu me citer un de tes tableaux ou livres préférés ? 

Honte à moi, je ne lis pas beaucoup, le comble pour une journaliste ! Mais j’assume. Je me nourris plus des rencontres. J’aime les mots, la conversation. Ce qui m’émeut ce sont les rencontres, les discussions. J’apprends de l’écoute d’un récit. J’aime les témoignages et les histoires vraies. 

Sinon j’aime beaucoup les 4 accords Toltèques, livre de bon sens.  Les quatre accords toltèques : La voie de la liberté personnelle

 Y-a-t-il un évènement culturel en ce moment dans ta ville/région que tu conseillerais ?

Israël est un pays très réputé en danse contemporaine. Avec mon mari nous sommes allés à un spectacle de danse : Kibbutz contemporary dance . Il y avait toutes les religions, c’était fabuleux. . Il passe en France en juin. Article de Raphaëlle sur cet évènement ici

En quelques mots peux-tu nous parler de l’art de vivre israëlien ?

Ici la vie est très rythmée par les fêtes religieuses qui correspondent à des évènements liés à la Torah. 

Par exemple à l’occasion de Pessah, la fête de Pâques. 

La Pâque juive ou Pessah est l’une des fêtes les plus importantes de la religion juive. Cette fête qui dure 8 jours commémore la sortie d’Égypte et la naissance d’Israël en tant que peuple. Elle est, plus généralement, la fête de la liberté : l’interdiction de posséder et de consommer toute nourriture contenant de la levure (‘Hametz) pendant la fête et le commandement de manger des matzoth, c’est-à-dire des galettes de pain azyme, non levé. Chaque maison doit être débarrassée de la moindre trace de pain ou aliment contenant du levain pendant les 8 jours de la Pâque juive.

Cette coutume est appelée « la chasse au Hamets ». Tout le hamets doit être donné, détruit ou vendu. La veille de Pâques, toute la famille recherche les dernières miettes éventuelles de ‘hamets. Le ’Hamets trouvé est ensuite brûlé le lendemain matin et une bénédiction est prononcée, déclarant « poussière » tout le ’Hamets ayant échappé à la chasse.

Peux-tu me décrire ton activité  ?

Je suis donc journaliste. Je travaille pour différents supports mais en ce moment je travaille pour « lepetitjournal.com », magazine qui s’adresse aux francophones de l’étranger. J’écris sur tout ce qui se passe dans ville où je suis : que faire avec des enfants, portraits de femmes, évènements culturels,  escapade gourmande…Je retransmets, je retranscris ce que j’explore

Comment as-tu développé ce projet ? 

Le petit journal est un système de franchise donc je soumets mes articles et je n’ai donc pas besoin de faire des démarches pour faire publier mes articles. Le magazine est diffusé dans 65 pays dans le  monde. Grâce à eux et à leur accueil très chaleureux, je peux faire mon métier partout et m’épanouir. Le petit journal m’a ouvert plein de portes

Que retires-tu de ton expérience ?

Professionnellement j’ai pu découvrir, rentrer en contact avec la culture Israélienne. En deux ans j’ai pu finir mon livre. J’ai le sentiments d’avoir rencontré de belles femmes, de pouvoir faire de beaux portraits

Personnellement, on a vécu une vie extrêmement riche culturellement, on a eu une ouverture aux autres. Sur cette Terre Sainte ils se passe quelque chose. Belle étape avant notre prochain pays d’expatriation , Les Philippines, où on part pour un projet humanitaire.

Et puis familialement c’est très sain. A Singapour on était très très aidé, et ici on tous mis la main à la pâte. On s’est tous adapté, fait des efforts les uns pour les autres ce qui n’en n’est que mieux pour les enfants. De passer d’un extrême à l’autre. 

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