Bonjour Aude, qui es-tu ?
Je m’appelle Aude, j’ai 33 ans, j’aime passer du temps avec ma famille, regarder mes enfants grandir et leur donner le meilleur possible. J’aime aussi le chocolat, les belles aventures et les belles histoires !

Où vis-tu actuellement ?

J’habite dans l’Ouest Parisien entre deux expatriations ! Nous avons vécu à Hong Kong (environ 2 ans) puis à Doha (environ 18 mois) et nous sommes dans l’attente de notre prochain départ dans quelques mois pour l’Angleterre, pour une durée non fixée pour l’instant. Après avoir habité dans des grandes villes, j’apprécie retrouver un peu de calme, de verdure et pouvoir tout faire à pied.

Comment vis-tu ces expatriations ?
La première fois que j’ai quitté la France, je me suis dit que c’était vraiment pour faire plaisir à mon mari. Aujourd’hui, je vois les choses très différemment : l’expatriation est une formidable opportunité pour passer du temps privilégié avec mes enfants et pour lancer des projets que je n’aurai jamais fait en France.

Justement quel projet as-tu lancé ? Comment t’en est venue l’idée ?
A l’étranger, nous manquons souvent de supports français pour éveiller nos enfants à la culture française, pour répondre à leur demande innée d’apprentissage (au sens large). Comme beaucoup de mamans, j’ai donc commencé à préparer des activités pour mes enfants.
Petit à petit, encouragée et soutenue par mon entourage, je me suis rendu compte qu’il y avait une vraie demande pour des cahiers d’activités différents, beaux et intelligents. Cours Troubadour est né de cette volonté de proposer à tous les enfants des supports esthétiques et ludiques leur permettant de grandir sereinement. Au fil de mes formations et lectures en sciences de l’éducation, j’ai découvert la gestion mentale d’Antoine de la Garanderie. 


J’apprécie le postulat de base « tous les enfants
peuvent réussir » et le respect de l’individualité et de la personnalité de l’enfant sur lesquels s’appuie sa pédagogie. Cette philosophie a d’ailleurs largement inspiré nos carnets « Concentration » qui apprennent aux enfants à se concentrer de manière ludique. Savoir se concentrer est indispensable pour le développement personnel de l’enfant.
Nous avons beaucoup d’autres supports en projet pour permettre aux enfants de grandir sereinement. Le petit Troubadour qui court nous évoque dynamisme, joie et mouvement !

Quelle est la spécificité de Troubadour ?


Nous proposons des cahiers d’activités de qualité pour enfants.
Nos « cahiers-histoires », cahiers d’activités pour les 4-6 ans, plongent l’enfant dans un grand classique de la littérature. L’enfant découvre une belle histoire et apprend en s’amusant et en rêvant avec les personnages de l’histoire.
Nos « carnets concentration », édités l’été 2018, sont des carnets de jeux novateurs, pour apprendre aux enfants d’âge primaire à se concentrer de manière ludique.
Ainsi, nous leur expliquons comment se concentrer, puis leur proposons différentes activités pour qu’ils s’entraînent et découvrent les différentes manières de se concentrer. Chaque carnet s’appuie sur un thème culturel qu’il revisite de manière ludique. Notre prochain carnet, à paraître pour l’été 2019, développe le thème du voyage à travers le monde… Affaire à suivre…

Tu travailles aussi dans un état d’esprit éco-responsable et solidaire ?
Nous proposons des cahiers d’activités de qualité fabriqués de manière éco-responsable.
Ils sont imprimés en France, par une entreprise adaptée (employant des personnes en situation de handicap), sur du papier certifié Imprim’vert.
Toute la logistique est effectuée par un ESAT, foyer d’insertion par le travail de personnes en situation de handicap.
Proposer des produits ayant un réel engagement social était indispensable pour nous et fait vraiment partie de notre modèle de développement.

Lancer son entreprise en étant à l’étranger, n’est-ce pas trop compliqué ? Quelles ont été tes démarches ?
Je crois que je n’aurai jamais osé me lancer depuis la France : l’expatriation ouvre de nouvelles portes !
Nous avons mis 18 mois à « mûrir » le projet « Troubadour » : le temps d’affiner le concept de nos cahiers d’activités, trouver les fournisseurs, réaliser la maquette finale, et faire tester nos cahiers.
C’est un point important : chaque cahier paru est testé par plusieurs enfants et leurs familles. Nous sommes très avides de ce genre de retour. Pour la suite des parutions, le temps de création de chaque cahier est assez variable. C’est un vrai travail créatif : le projet mûrit dans ma tête et puis, lorsqu’il est prêt, notre illustratrice et moi-même commençons à y travailler.
Nous avons choisi nos fournisseurs selon 3 critères : engagement social, engagement pour l’environnement et exigence de la qualité du produit ou du service rendu.
Concrètement, cela implique quelques allers-retours pour nouer des solides relations avec nos partenaires

Souhaites-tu collaborer avec quelqu’un ou une entreprise même si ce n’est peut-être encore qu’en rêve ? 
Nous avons du mal à être présents sur les différents salons français. D’ailleurs, nous cherchons toujours des personnes pour nous y représenter…
Donc, oui, bien sûr, nous avons des collaborations rêvées dont nous espérons qu’elles quittent bientôt le domaine du rêve… mais pour l’instant, ce n’est pas public…
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Que retires-tu de ton expérience au niveau professionnel ?
L’expatriation donne une facilité pour nouer des relations nouvelles et une ouverture d’esprit.
Elle développe aussi le « sens de l’écoute » : on se met plus facilement dans la peau d’autres personnes lorsque l’on a soi-même été un « étranger » dans un autre pays que le sien.

Tu as des enfants, comment assures-tu l’équilibre entre ton activité d’expat-preneuse et ta vie personnelle ?
J’ai 3 enfants, bientôt 4 : le maître mot de mon organisation est « souplesse » !
J’ai appris à profiter de chaque moment de sieste, d’école ou de crèche ou autre garde pour travailler de manière efficace. A l’inverse, j’ai également appris à savoir « lever le pied » lorsqu’un enfant a besoin de plus de temps, afin d’essayer de garder un rythme calme et serein nécessaire aux enfants… il y a toujours des petits cookies « faits maison »; prêts à déguster à la maison…et à mon activité professionnelle, très créatrice.

Quels sont tes instants bonheurs de Musette ?
Préférer se réjouir des petites choses du quotidien – une belle promenade en famille, un goûter partagé avec les amis de l’école, un contact enrichissant dans le cadre du travail -,
Plutôt que de s’attrister de ce qu’on n’est pas arrivé à faire dans la journée. Et puis, j’essaye d’arrêter les to-do-list !

Quelles sont tes sorties culturelles que tu as préférés dans tes « lieux de vie d’expat » ?
A Hong Kong, nous aimions le Musée des Sciences pour son approche ludique de la matière et son circuit à billes géants : succès garantis auprès des plus jeunes.

A Doha, j’aimais me promener au MIA, juste pour le plaisir des yeux.
De retour en France, dans les Yvelines où nous résidons en ce moment, nous aimons particulièrement le Château de Breteuil, pour se promener dans son parc et écouter les différents contes de Perrault (toujours les belles histoires !).

Instant culturel : peux-tu me citer un de tes tableaux ou livres préférés ?
J’ai toujours aimé la Princesse de Clèves, pour la grandeur d’âme, la force des sentiments, quasi théâtrale, qui s’en dégagent…   

Une adresse pour une balade ou un restaurant sympa ?
A Doha, nous aimions particulièrement les promenades en début de soirée sur la « corniche »(la route, au bord de la mer, qui longe la baie de Doha) pour profiter de la toute relative « fraîcheur » du soir ; et les virées du week-end dans le désert. Je recommande le restaurant libanais à Katara, et les soirées au souk, tout simplement pour profiter de l’ambiance et des nombreux petits restaurants.

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