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Musette au Tout Petit Monde

Musette au Tout Petit Monde

Bonjour Marine, si tu nous proposais ton portrait en quelques lignes ?

Je m’appelle Marine Broux, j’ai 35 ans, j’aime beaucoup de choses et suis plutôt touche-à-tout : globe-trotteuse / bricoleuse / maman et maintenant jeune entrepreneuseJ’ai toujours la bougeotte : j’adore voyager, découvrir de nouveaux horizons,
mais aussi faire du sport (régulier en salle ou sports de plein air). Assez manuelle, j’apprécie les activités créatives en tout genre et j’admire beaucoup le travail d’artistes de tout style et de toute époque.

Tu vis à Manille, avais-tu déjà vécu à l’étranger auparavant ?
Oui j’ai étudié une année universitaire en Californie, j’ai rencontré mon mari (français) à Shanghai lors d’un premier stage ; après un master spécialisé à l’ESSEC, dont un semestre à Singapour, je suis retournée vivre à Shanghai pour le rejoindre à 23 ans et nous avons vécu 2 ans à Séoul.

Comment es-tu arrivée aux Philippines ?
Nous avons souhaité avec mon mari repartir vivre ensemble avec nos enfants à l’étranger. Je l’ai donc suivi lorsqu’il a réussi à se faire muter ici pour son travail, de directeur financier.

Depuis combien de temps êtes-vous installés ?
Nous sommes installés à Manille depuis 2018 dans le quartier de Makati et plus spécifiquement Dasmarinas village. Nous sommes très privilégiés, car nous habitons un « village » résidentiel arboré avec des maisons, au sein de la ville, qui est une métropole très polluée, pauvre et avec beaucoup d’embouteillages. C’est un petit havre de paix où les enfants peuvent aller au parc à 50 mètres et retrouver facilement des amis expat ou locaux de leur école.

Qu’est ce qui t’a étonné et/ou plu dans l’art de vivre à Manille ?
L’art de vivre « filipino » est assez influencé par la culture américaine, particulièrement l’aspect « gastronomique ». Je dirais que l’alimentation est très importante et même à l’heure du goûter : la « merienda », il est commun de voir les gens manger de vrais plats/ repas…

Tu as créé ta propre activité, en quoi consiste-t-elle ?
Tout un petit monde, c’est un rendez-vous familial pour faire voyager « autour du monde » parents et enfants depuis chez eux, grâce à un abonnement mensuel donnant accès à un kit « Print & Play » (numérique imprimable).
Au fil de l’abonnement je crée des occasions de rendez-vous réguliers pour partager des moments privilégiés en famille. Sur le thème d’un voyage autour du monde, de pays en pays, les enfants s’amuseront à “vivre” et “expérimenter” les
facettes des pays “visités” à travers des jeux et des tutoriels d’activités manuelles tout en stimulant leur curiosité, leur ouverture d’esprit et leur créativité.

 

Comment as-tu développé ce concept ?
J’ai tout d’abord fait un travail de réflexion sur moi-même, sur ce qui me faisait vibrer, sur ce qu’étaient mes valeurs. J’ai suivi un programme de coaching, avec un groupe d’autres femmes expatriées dans le monde avec « Femmes de Projets » organisé par Anne Beaufreton, qui m’a beaucoup aidée et j’y ai trouvé le soutien, l’élan, les conseils dont j’avais besoin. Je ne me suis plus sentie seule.
J’ai ensuite réuni tout cela et réfléchi au concept qui aurait du sens. J’ai alors développé cette idée, écrit et retravaillé plusieurs fois la trame. J’ai validé les grandes lignes grâce à un questionnaire, que j’ai lancé sur Facebook et auprès de mes amies qui pouvaient correspondre à ma « cible ».
J’ai beaucoup travaillé sur des « Mind maps », et de là est venu l’idée de créer un kit d’activités qui puisse :
– faciliter la vie des parents avec une source régulière et variée d’idées, de jeux et d’activités sans plus se prendre la tête à chercher,
– apporter du plaisir et du fun aux enfants comme aux parents, permettre des moments de partage en famille,
– permettre d’ouvrir l’esprit des enfants, les rendre curieux aux autres cultures, leur donner le goût du voyage,
– stimuler également leur créativité par des activités manuelles, finalement rendre le tout très vivant, expérientiel…
Une fois mon concept validé, j’ai travaillé avec une amie illustratrice, Charlotte Bourgeois, pour le logo et la charte graphique. J’ai ensuite commencé – et je continue- de concevoir mes kits (écriture, création, mise en page).
Et Tout un petit monde est alors né ! Son nom a plusieurs significations finalement : le monde est petit, nos enfants sont petits mais le monde est aussi très riche, et chaque culture si différente ; c’est passionnant de le découvrir, d’échanger et de partager entre nous.

Créer son entreprise en étant à l’étranger, n’est-ce pas trop compliqué ? 
Pour ma part, j’ai choisi de commencer avec une « micro-entreprise », domiciliée en France. C’est légal et cela m’évite de devoir confronter l’administration locale compliquée ; surtout si je ne reste pas très longtemps ici je n’en voyais pas l’intérêt. En France, je sais que cela reste un point d’ancrage plus permanent. Mais j’ai fait appel à un prestataire local pour m’aider à créer mon site…
Sortie de ma routine parisienne, cela a été plus facile pour moi de m’y pencher et de me lancer réellement depuis l’étranger, face à une page blanche.

Si tu devais collaborer avec quelqu’un dans ton activité, quel serait la collaboration idéale ? 
J’aimerais beaucoup un jour rencontrer une autre jeune femme, qui soit spécialisée soit dans l’enfance (pédagogie, enseignement, …) soit dans le graphisme/ illustration pour m’associer, pour pouvoir être complémentaire et pouvoir également partager, échanger avis, doutes et réflexions.

Que retires-tu de ton expérience d’expat-preneuse au niveau professionnel ?
Pour l’instant, je découvre que je travaille bien, même seule, et que cela ne m’empêche pas de garder la motivation et le rythme. J’apprends plein de choses dans différents domaines ; je m’efforce aussi d’échanger avec d’autres
personnes même à distance pour enrichir mes réflexions et mes créations.

….et au niveau personnel ?
D’un point de vue local, je suis contente d’avoir un projet qui m’appartient et me « drive ». J’ai tendance à avoir la bougeotte alors je ne pouvais pas rester sans travailler, cependant j’accepte de ne pas pouvoir répondre à toutes les
sollicitations et invitations sociales pour me concentrer sur mon projet.