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Musette au Portage à Doha

Musette au Portage à Doha

Anne, quelle Musette es-tu?

Bonjour les conjoints-expatriés ! Je m’appelle Anne Luong. J’ai grandi en Aveyron sur cette terre de la gastronomie française, entre magret de canard et aligot !!! Je suis une gourmande inconditionnelle et j’aime aussi partir à l’aventure pour découvrir des nouveaux pays.
Je suis une maman multiculturelle, un caméléon. Née en France d’origine vietnamienne, je me sens aussi bien chez moi en France, qu’au Vietnam, qu’à Hong Kong, ou au Qatar. Une citoyenne du monde !

Tu es expatriée au Qatar, comment es-tu arrivée à Doha ? 

J’ai suivi mon mari lors de sa mutation professionnelle, et nous vivons à Doha dans le quartier d’Al Waab. Nous avons choisi de vivre loin du centre-ville et des buildings ! c’est un choix stratégique qui nous permet d’être aussi proches de l’école de nos enfants que du bureau de mon conjoint.

 

Depuis combien de temps y es-tu installée ?

Nous sommes arrivés au Qatar en septembre 2016 avec nos 2 enfants. Mon garçon est né au Vietnam, il a bientôt 7 ans et ma fille est née à Hong Kong et vient d’avoir ses 4 ans. Nous nous sommes très vite adaptés au pays et les sorties en 4X4 dans le désert doivent certainement y être pour quelque chose. L’adaptation s’est faite très naturellement et nous nous sommes très  bien intégrés.

 

 

 

En quelques mots, l’art de vivre dans ton pays d’expatriation ?

Le Qatar est un petit pays dont la particularité est le melting-pot. Il y environ 2,8millions d’habitants dont plus de 85% sont des étrangers. Vous pouvez alors rencontrer aussi bien des pakistanais, des indiens, des philippins que des français, des marocains, des brésiliens…

Tu te décris comme citoyenne du monde, avais-tu déjà vécu à l’étranger auparavant ?

Nous sommes des expatriés depuis le 01 février 2007. Lors de nos premières années, mon conjoint était « conjoint-suiveur » mais au fil du temps les rôles se sont inversés. Depuis, nous déménageons tous les trois /quatre ans. Nous avons ainsi vécu au Vietnam, au Turkménistan, à Hong Kong et aujourd’hui au Qatar.

Comment t’es venue l’idée de créer une activité de conseil pour les conjoints suiveurs ?

J’ai créé ma société à Hong Kong juste avant de quitter le pays. À ce moment-là, j’avais plein d’idées en tête, mais rien de précis. L’idée a mûri à mon arrivée au Qatar. Juste avant notre départ de Hong Kong en 2016, j’ai refusé une belle promotion, car j’ai choisi de suivre mon mari. C’était un choix réfléchi et assumé, mais il m’a laissé un goût d’inachevé.

J’ai eu ce sentiment de vivre ma vie entre parenthèses, car je ne pouvais pas vraiment décider de ma carrière professionnelle. Je n’arrivais plus à me projeter, à travailler de nouveaux pour une entreprise. Je voulais retrouver de la liberté et avoir la main pour décider de la tournure de ma carrière professionnelle.

Je suis partie de ma propre situation personnelle, ce besoin d’indépendance, de liberté. Mon objectif est d’avoir une activité que je puisse emporter partout avec moi. Mais pas seulement ; je voulais aider les autres conjoints expatriés suiveurs à être maître de leur vie professionnelle. J’ai donc planché pendant plusieurs mois pour proposer une formule clé en main.

Quels services leurs proposes-tu via ta société Mrs Fanjat Ltd  ?

Ma mission est d’aider les conjoints à créer leur propre carrière nomade. Clé en main, car non seulement je les accompagne dans le lancement de leur projet, mais je leur propose un service de portage international. Ce qui leur permet de ne pas devoir recréer une structure juridique à chaque nouvelle expatriation.

Inspirée par ma propre histoire, Mrs Fanjat Ltd. aide les conjoints expatriés à créer leur carrière nomade. Devenir expat nomade, c’est la solution que je propose pour s’accomplir professionnellement quand on est conjoint expatrié. J’offre une solution juridique grâce au système de portage international. Cette solution permet aux expatriés d’exercer leur activité sans devoir se soucier de la gestion administrative de leur projet. Ils n’ont pas besoin de créer leur propre structure juridique à chaque nouvelle destination. Ils se concentrent sur leur savoir-faire, leur expertise, pas besoins de se soucier de la « paperasse », on s’en occupe.

De plus, je propose un programme d’accompagnement au lancement de projet. Ma démarche est d’aider à monter le projet nomade de A à Z. Donner confiance et avancer ensemble sur le projet.

Mrs Fanjat Ltd, le site

 

Quelles ont été les étapes de création de ta société ?

La société a été créé en Juin 2016, mais je n’ai pris la décision de travailler sur le projet qu’en mars 2017. J’ai mis 6 mois pour monter le projet et construire le business plan. Je travaille notamment en étroite collaboration avec un cabinet d’avocats français basé à Hong Kong.

Une première étape a été franchie en octobre 2017, avec la signature de mon premier contrat. J’ai ensuite fait le lancement de la société sur les réseaux sociaux en décembre 2017. Depuis, j’avance jour après jour et le projet est devenu plus qu’un travail, il est mon entreprise nomade, il me ressemble et nous grandissons ensemble. 

 

En quelques mots ton parcours professionnel …

Diplômée de l’ École de commerce de Toulouse , puis 1er départ en février 2007 au Vietnam à Ho Chi Minh City. J’étais l’expatriée et mon conjoint était « le conjoint-suiveur » !

Sales and Marketing Manager pour un groupe français dans le Fine Food en contrat local .  Ensuite je suis devenue Marketing and Sales Manager pour une société canadienne dans l’immobilier : en charge de la communication et de la promotion de projets immobiliers.

En Janvier 2012, direction le Turkménistan; j’ai réussi à trouver un poste en communication interne dans la même société que mon conjoint avec comme objectif : continuer de travailler même si le poste ne collait pas totalement à mes attentes, peu de responsabilités. Décembre 2012, départ pour Hong Kong. J’ai rejoint l’équipe marketing d’une marque de jouets éducative américaine en tant que Merchandising and Marketing Manager Asie, j’avais toute la zone Asie à gérer. J’ai ensuite décroché un poste de Directrice de la Branche Hong Kong pour un partenaire de Disneyland Hong Kong

Que retires-tu de ton expérience au niveau professionnel ? 

J’apprends tous les jours quelque chose de nouveau que ce soit sur le plan technique ou sur le plan personnel. Aujourd’hui, j’ai plusieurs casquettes, je fais à la fois de la communication, de l’accompagnement de projet, et de l’élaboration de contrat.

Comment t’organises-tu entre vie professionnelle et vie personnelle ?

Avant de prendre la décision de me lancer, j’avais beaucoup de préjugés sur le fait de travailler à la maison. J’avais peur de ne pas réussir à consacrer suffisamment de temps à mon projet et je redoutais de me retrouver toute seule, face à mon écran. J’ai vite dépassé ces barrières et j’ai appris à travailler autrement. De plus, je ne suis pas seule, je fais des rencontres virtuelles toute aussi magiques les unes que les autres. Et même si c’est virtuel, j’ai vraiment cette impression de les connaître personnellement.Je travaille depuis la maison où je me suis créée mon propre espace, mon bureau. C’est un espace que je me suis totalement approprié, où je me sens bien. À partir du moment où je suis au bureau, je suis au travail. 

Donc je suis totalement une « Mompreneuse », une Femme entrepreneur, un caméléon ! Mes journées sont très remplies et j’essaye de m’organiser au mieux pour optimiser mon temps. Il a fallu un peu de temps à mes enfants pour comprendre et respecter mon espace de travail. Mais après quelques mois, ils ont vite assimilé que maman aussi à un travail tout comme papa !

J’apprécie énormément cette flexibilité. Le matin, je travaille de 8h à 13h30, je vais ensuite chercher mes enfants à l’école et je réattaque vers 15h. Avec ce rythme bien défini, j’arrive à concilier mon activité tout en profitant de mes enfants, chose dont je n’avais pas le temps dans ma vie de salariée.

S’organiser est la clé pour avancer. Je fais des plannings et j’ai des alarmes pour ne pas oublier d’aller chercher les enfants à leurs activités. 😉 

En plus, je travaille sur mon développement personnel et mon bien-être, ce qui est totalement inédit pour moi. Auparavant, je ne prenais pas le temps pour moi, j’étais en pilotage automatique. Aujourd’hui je profite beaucoup plus de mon pays d’accueil et de mes proches tout en m’épanouissant professionnellement.

Donc tes “instants bonheurs” de Musette ?

Cette liberté que je me suis créée cette qualité de vie. Pouvoir participer aux sorties extra-scolaires de mes enfants, m’impliquer d’avantages dans leur quotidien. Partager des activités avec mes enfants : J’adore faire des activités manuelles avec mes enfants et leur apprendre à détourner des objets du quotidien.
Idée par ici

Ça à l’air d’être tellement anodin, mais j’apprécie tellement d’avoir aujourd’hui ce CHOIX, d’être libre de m’organiser comme je le souhaite.

Quelles sont tes sorties culturelles préférées du moment seule ou en famille ?

On passe la plupart de nos week-ends dans le désert, à profiter de la nature. Ça fait 1,5 an que nous vivons au Qatar, mais on apprécie toujours autant nos sorties en 4X4, voir les dunes de sable et profiter de la mer. Il y a peu d’activités culturelles au Qatar ; il arrive cependant que des expositions soient de passage à Doha et nous aimons particulièrement le MIA, le musée de l’art islamique.

 

Instant culturel : c’est via une exposition à Doha que tu as découvert l’œuvre sculpturale de Picasso ? 

Oui, nous avons eu la chance à Doha de recevoir l’exposition Picasso- Giacometti l’année dernière. Et j’ai eu l’occasion d’accompagner mon fils et sa classe pour cette sortie culturelle. C’était une exposition exceptionnelle et j’ai fait la découverte des sculptures « Les Baigneurs » de Picasso. Je connaissais surtout Picasso pour ces tableaux, mais moins pour ces sculptures. J’ai beaucoup aimé cet œuvre de part la présence qu’elle dégage certainement dû à la taille des sculptures – environ 2 mètres.

Des infos Ici sur Les Baigneurs de Picasso