Ophélie, peux-tu nous dire quelques mots pour te présenter ?

Bonjour, je m’appelle Ophélie Terrien je viens d’avoir 34 ans début janvier

Comment es-tu arrivée au Mexique ?

C’est le travail de mon ami qui nous a amené ici. Une première pour moi : jusque là j’avais choisi chacun de mes pays pour mon propre travail. Cette fois c’est différent !

Je vis à Mexico depuis 2 ans et demi. Mon ami et moi travaillons de chez nous. N’ayant donc pas de bureaux fixes, nous avions absolument carte libre pour choisir notre quartier. Dans une ville de 22 millions d’habitants, ça engendre beaucoup trop de possibilités ! Nous avons opté pour un quartier central d’où les différents quartiers les plus « internationaux » sont facilement accessibles, tout comme l’aéroport. Le point négatif d’être central dans une ville comme Mexico, c’est qu’il y a du coup beaucoup de circulation, et qui dit circulation dit bruit ! Mais je peux tout faire à pieds de chez moi, c’est extrêmement agréable ! Et nous avons une jolie vue sur la ville et les montagnes, j’adore !

En quelques mots, ton parcours professionnel ?

Je n’ai jamais vraiment su où je voulais aller professionnellement parlant. Après mon Bac, je suis allée tester la fac de Droit. C’était extrêmement intéressant, mais il manquait quelque chose. L’ouverture vers l’extérieur. J’ai donc arrêté pour aller en LEA, Langues Etrangères Appliquées au Commerce. C’était intéressant, ça me plaisait et ça m’a fait découvrir la logistique. C’est ainsi que je me suis lancée pendant 10 ans dans la logistique internationale. Un milieu toujours en mouvement qui m’allait très très bien. A Dublin j’ai travaillé chez le Prestataire Kuehne & Nagel, intéressant, mais trop statique. A Tahiti j’étais responsable des produits de négoce pour une grosse entreprise qui produisait et distribuait la majorité des boissons sur le territoire Polynésien. J’ai adoré. Mais j’y étais en remplacement de congé parental. Je n’ai donc pas pu rester au-delà de mon contrat. J’ai ensuite filé en Malaisie où là j’ai travaillé au département logistique de l’OMS pendant 2 ans. Je n’avais pas de possibilités d’évolution puisque, et c’est normal, c’est priorité à l’emploi local. Je suis donc rentrée en France où j’ai dépassé mes frontières pour aller au cœur même de la logistique terrain : les entrepôts. Beaucoup de nouveauté pour moi qui n’avais jamais conduit un chariot ni managé. Ca a été des années passionnantes, mais à la longue le côté international me manquait. Mon ami a eu l’occasion de travailler au Mexique, donc nous voilà !

Quel a été ton cheminement personnel avant de concevoir et mettre en œuvre ton projet ? 

J’ai un master 2 en Commerce International spécialité Logistique. C’est ce qui m’a permis de voyager autant en trouvant toujours facilement un travail. Après la Malaisie, je suis rentrée en France, j’ai été chef de projet en logistique et responsable d’exploitation.

En arrivant au Mexique, j’avais envie de changement. De travailler dans un domaine qui soit plus en accord avec mes valeurs. J’adore la logistique, je suis toujours impressionnée de voir comment tout se déroule de manière à ce que les rayons du supermarché soient toujours pleins ou que notre colis Amazon arrive le lendemain de notre commande. Mais j’avais besoin d’autre chose. Je me suis donc faite coacher afin de savoir quel chemin prendre. En mettant tout à plat, je me suis rendue compte que j’étais prête à monter mon entreprise. Je savais que ce serait compliqué car oui on a l’autonomie et l’indépendance, mais en même temps on n’ a que soi-même sur qui compter etpour tout faire.

En me faisant coacher je me suis rendue compte que ce qui me manquait c’était la contribution. Le besoin de faire en sorte que les gens autour de moi aillent bien. Particulièrement lors de leur expatriation.

Au cours de toutes mes « expat », j’ai rencontré des personnes qui subissaient leurs années à l’étranger plutôt que d’en profiter. La fameuse expression « se mettre entre parenthèses pour quelques années » s’entend régulièrement. Pour moi l’expatriation est au contraire un cadeau. Il me tient donc à cœur de faire voir à toutes ces personnes le cadeau qui se cache derrière chacune de leurs expériences. Et ça, je peux le faire grâce à mes nombreuses expériences hors de France bien entendu, mais également grâce au coaching qui est une technique et une science incroyable pour démêler les pensées et prendre le recul sur tous type de situations.

Le nom Dépasse tes Frontières vient en toute logique des frontières internationales que l’on traverse lorsque l’on s’expatrie, mais également de nos propres frontières que chacun de nous a. Le coaching aide à aller au-delà de ces dernières, il aide à prendre de la hauteur, à trouver les points bloquants et les solutions qui vont nous permettre de les dépasser pas à pas.

 

Peux-tu nous décrire plus précisément ton activité ?

Je fais de l’accompagnement à l’expatriation. J’accompagne principalement des conjoints expatriés afin qu’ils retrouvent leur place et leur équilibre tout au long de leur expatriation. Cela peut être pour préparer le départ, ou une fois dans le nouveau pays pour reprendre ses marques loin des proches et parfois sans possibilité de travailler. Et je travaille également beaucoup lors des retours en France. Beaucoup ont encore tendance à croire que c’est la partie facile de l’expatriation, hors c’est peut être la plus compliquée : le pays a changé, on a changé, on n’aspire plus forcément aux mêmes choses, nos proches ont également changé et ont bien évidemment continué leur vie, pris d’autres rythmes, rencontrés d’autres personnes.

J’accompagne donc ces personnes, grâce au coaching, à être sereine dans chacune de ces étapes. Je travaille également avec des personnes non expatriées qui recherchent elles aussi leur place et leur équilibre.

De manière générale, expat ou pas, il y a deux grands axes sur lesquels je travaille avec mes clientes :

– le professionnel : la prise en main d’un nouveau poste, redéfinir sa carrière en expatriation ou lors du retour…

-le développement personnel : la confiance en soi, l’équilibre vie pro / vie perso…

Parce qu’au final être expat c’est ni plus ni moins avoir une vie normale, mais dans une langue différente et dans un milieu culturel lui aussi différent, ce qui engendre de nouveaux questionnements.

Lancer son entreprise au Mexique, n’est-ce pas compliqué ?

Cela fait parti de la beauté du Mexique : ici créer son entreprise se fait en 3 clics sur internet, le système fiscal est très simple. C’est vraiment facile. Après, si j’avais monté ma boite d’import export par exemple ça aurait été une autre affaire. Mais dans mon cas, ça a été facile.

J’étais encore coachée lorsque j’ai commencé à développer mon entreprise. Donc pas de procrastination, tout se faisait pas à pas : l’achat du nom de domaine, la création du site, le développement des contenus etc. Ca aide énormément d’être accompagné dans ces situations car c’est quand même un gros challenge !

Envisages-tu une collaboration pour te développer ? 

Plusieurs oui, l’une d’elle est en cours. Je ne veux pas en dire plus pour le moment 😉 

Que retires-tu de ton expérience au niveau professionnel et de ton insertion au Mexique ? 

Chaque pays apporte son lot de découvertes. Pour moi, le Mexique aura été l’occasion de dépasser mes frontières en me lançant à mon compte, de me faire violence en montrant ma bouille sur les réseaux sociaux, de sortir de ma caverne pour aller à la rencontre de nouvelles personnes qui m’impressionnent. Ca, plus bien évidement beaucoup de facettes culturelles propres au pays comme par exemple le rapport à la mort. Le film Coco l’a montré à la terre entière, le Mexique fête réellement les morts. C’est impressionnant et ça fait vraiment réfléchir.

Comment s’organise ta vie entre travail et temps personnel ?

Plutôt bien 😉  Mais beaucoup d’améliorations possibles. Travailler de chez soit c’est super. La flexibilité, pas de temps de transport, top. Cependant, en contre partie, il n’y a pas non plus d’horaires fixes. On peut donc facilement déborder et avoir des journées à rallonges. Ma règle est de ne plus travailler après 18h, de ne pas travailler le week-end, et si possible de ne pas aller dans mon bureau pendant ces 2 journées non plus. Chaque vendredi je prépare ma semaine suivante afin d’être opérationnelle le lundi. Selon moi, il faut être rigoureux quand on travail seul et de chez soi. On a moult distractions possibles au cours d’une journée. Il faut garder son cap !! Sur ça aussi je me suis faite coacher 😉 .

Des « instants bonheurs » d’une Musette très occupée ?

Lire au lit le weekend. J’adore ! Depuis toujours c’est un petit bonheur que je savoure dès que je peux.

Autre petit bonheur lorsque l’on est expat, c’est de passer des moments en tête à tête avec les personnes qui nous manquent lorsque l’on rentre quelques jours en vacances. Ne pas enchainer, mais prendre le temps, quitte à ne pas voir tout le monde 😉

Il y a plein de petits bonheurs :  voir des amies dans un salon de thé cosy et refaire le monde, se balader sur une plage lorsqu’il n’y a personne, observer les étoiles….

Je suis une adepte des petits bonheurs. J’ai mon carnet des petits bonheurs d’ailleurs dans lequel je note les moments où je me suis sentie vraiment transportée afin de ne pas les oublier et surtout d’avoir un concentré de bonheur à lire le jour ou j’ai un coup de mou. Effet garanti !!

Une recette gourmande à partager ?

Après les fêtes, forcement j’ai en tête la recette de truffes au chocolat que je fais depuis des années. Plus compliqué à faire dans les pays chauds quand on n’a pas la « clim »  ! Mais extrêmement simple puisque c’est dans le livre de pâtisserie pour les petits que ma marraine m’avait offert quand j’étais enfant que se trouve cette recette !

Quelles sont tes dernières sorties préférées…. ? 

Pendant les vacances de Noël, j’ai pu aller à Lyon et donc faire le plein de café théâtre ! J’adore ces ambiances intimes sans chichis où on ressort avec des courbatures au ventre tellement on a ri !

 … et en matière de  livre ?

Je garde un excellent souvenir de ma lecture de La casa de los Espiritus de Isabel Allende. C’était mon premier vrai livre en espagnol. C’était un peu la révélation pour moi de voir que je maîtrisais cette langue et que j’étais capable de lire des livres entiers. L’univers est un peu loufoque, beaucoup dans l’imaginaire. Je suis également très imaginative dans mon quotidien, j’ai été habituée à faire travailler ce côté lorsque j’étais petite. J’ai gardé cette habitude en grandissant. Mon petit côté Peter Pan 😉

Quel événement ou sortie culturel conseillerais-tu à Mexico ?

Mexico et le Mexique en général sont une mine d’or au niveau de la culture : aztèques, mayas, pyramides, conquête espagnole. L’histoire est extrêmement riche et les monuments sont spectaculaires. Les incontournables lorsque l’on a des visiteurs, c’est forcément Teotihuacan, à 45 minutes de Mexico, ainsi que le musée d’anthropologie de la ville qui est immense et magique.

 

Pour la partie culture plus populaire, la Lucha libre est également incontournable !

Tout comme le ballet folklorique national dans le magnifique théâtre de Bellas Artes. Il y a plus de 300 musées dans la seule ville de Mexico, on ne s’ennuie jamais !

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