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Vision d’expat-preneure: Musette travel and food

Vision d’expat-preneure: Musette travel and food

L’échec , cette expérience si enrichissante

Et si ce qu’on appelle échec n’était en réalité qu’une réussite reportée ? Prenez exemple sur notre Musette de cette semaine, pour qui tout ça n’est que partie remise! 

 

Bonjour Anne, où vis-tu? 

Je vis au Portugal, à Lisbonne. J’ai passé les deux dernières années à Beato, et je viens de me réinstaller à Graça, mon quartier de cœur à Lisbonne. J’adore ma petite vie de quartier avec mes habitudes bien portugaises : tout le monde se connait, se salue et on se croise tous au café au moins une fois par semaine.

En plus, de super restos et wine bar ont enfin débarqué dans le quartier donc je suis ravie 🙂 J’aime cet endroit car c’est très typique mais aussi assez préservé du centre touristique.

Qu’est- ce qui t’as amené au Portugal ? 

Un voyage autour du monde. Un coup de cœur pour l’Alentejo et l’envie de quitter la France.

Avais-tu déjà vécu longtemps à l’étranger avant ce tour du monde ?

Non, mais j’ai beaucoup beaucoup “baroudé”.

 

Recommencer quelque chose d’autre avec plus d’expérience.

Comment l’idée de choisir l’entrepreneuriat dans ton pays d’expatriation s’est-elle présentée ? 

L’’entrepreneuriat s’est présenté à moi comme une évidence, très vite. Juste après mes études de droit. Je savais au plus profond de moi que je serais un jour à mon compte. J’ai eu quelques expériences salariales mais ce n’était clairement pas fait pour moi.

Donc en déménageant, ce n’était pas un problème particulier. de me lancer dans l’aventure. Je dirais même que la liberté d’être loin de nos familles, de la nouvelle société dans laquelle on évolue et le fait de n’avoir pas grand-chose à perdre lorsqu’on s’installe, tout ceci offre une situation idyllique pour démarrer. Sans barrière, ni peur.

Quel est l’objet de ton entreprise ? pourquoi ce nom?

“Hake + Bush“, soit Colin + Buisson, nos noms de famille…. mais en anglais ca fait toujours plus cool ahaha !!!!

L’objet de l’agence “Hake + Bush” est de proposer nos compétences et notre vision globale et transversale de la communication dans l’industrie de la “food”. Avec nos expériences et notre savoir-faire, nous souhaitons apporter une vraie valeur ajoutée aux restaurateurs et chefs..


J’ai aussi développé une agence spécialisée pour l’organisation de mariage,  Anne C, Travel & Wedding Planner

Quels sont les principes qui ont guidé ta démarche d’expat-preneuse?

Envie d’instaurer le savoir-faire à la française et d’apporter des concepts qui n’existaient pas  et déjà testé comme mon expérience de traiteur à Lisbonne et de foodtruck.

Quelles en ont été les étapes ?

Un constat, une rencontre et l’envie de bouger les choses. Hake + Bush s’est aussi et surtout l’occasion de faire ce qui me passionne depuis des années : la communication digitale.

Vendre de belle image, des storytelling travaillés et une vision innovante.

Actuellement , on en est au démarrage de l’agence “Hake + Bush”. Avec mes premières boites, j’avais constaté qu’ouvrir une entreprise au Portugal, c’est à la fois rapide et très lent. . Il faut se rendre à la chambre de commerce locale et choisir un nom dans une liste d’entreprise mais comprendre le fonctionnement administratif et comptable beaucoup moins. Après il y a certaines réalités qui apparaissent au fil du temps et je trouve que c’est finalement assez coûteux.  Je me souviens de la première année, l’Etat nous a taxé de 1500 euros d’amende car notre comptable n’avait pas déclaré notre TVA qui s’élevait à 650 euros….

Pour ce qui est de ma nouvelle entreprise, Hake + Bush, là déjà c’est plus simple. On a basé la société à Londres, et on travaille entre Paris – Londres et Lisbonne. Le réseau est virtuel, donc partout à la fois !

Qu’as-tu appris grâce à cette expérience d’expat-preneuse ? 

De manière générale je me sens plus immigrée qu’expat. Je trouve que c’est dur. Avoir dû gérer tous les domaines d’intervention de l’entreprise plus la vie de famille avec l’arrivée de mon fils plus l’intégration et la langue, ce n’’était pas la solution la plus facile. En plus, on était loin de notre réseau parisien, donc chercher des clients dans une ville où l’on ne connaissait personne, était loin d’être évident !

Quelle est la part des réseaux sociaux dans ta vie professionnelle ?

Ahahaha !  CENTRALE. Cette année j’ai pris beaucoup de recul. Moins de story et plus de contenu travaillé sur mon compte Instagram “perso”. J’ai aussi un peu repris possession de mes réseaux. Mon gros compte est redevenu plus personnel (ce qu’il était fondamentalement au départ) et j’ai créé Miss Anne C, mon agence de Travel & Wedding Planner et Hake + Bush mon agence de communication

Comment as-tu fait pour te construire un nouveau réseau ?

Instagram, la plage, les rencontres entre français et le temps. Mais pour être honnête c’est la partie que je trouve très très difficile. Sinon ma clientèle était étrangère et venait du site internet.

Qu’est-ce que tu retiendrais de la mentalité entrepreneuriale de ton pays d’expatriation ? 

Plutôt très positive car les portugais sont des entrepreneurs dans l’âme. Après Lisbonne est assez slow. C’est une ville du sud donc “tudobem bem bem”. Je trouve aussi que cela manque parfois de rigueur, du coup on a plutôt tendance à baisser notre niveau plutôt qu’à s’améliorer, et ça, ça me pèse beaucoup. Il y a un manque de professionnalisme.

Lancer son entreprise en étant à l’étranger, un défi compliqué ?

Lancer son entreprise : un défi compliqué ahaha ! L’étranger ça ajoute un peu de piment et d’exotisme. Et puis honnêtement, la mentalité française n’est pas très très pro-entrepeneur donc quite à choisir////

Ta citation préférée ?

J’en ai plusieurs  !!!

« J’ai échoué encore et encore et encore dans ma vie. Et c’est pourquoi je réussis. » Mickael Jordan

Donc arrêtons d’avoir peur de l’échec. Je trouve l’échec assez exceptionnel en fait. On le diabolise mais on devrait l’encourager, car c’est en se trompant qu’on finit par trouver son chemin.

« Un entrepreneur ? C’est quelqu’un qui saute de la falaise et construit un avion sur le chemin de la descente » Reid Hoffman, le fondateur de Linkedin

J’adore celle là aussi. Etre un entrepreneur c’est sauter dans l’aventure. C’est prendre des risques plus ou moins mesurés, et trouver les solutions ensuite. C’est faire plutôt que de tout sur-penser !

Allez une dernière, je suis fan de citations. D’ailleurs maintenant j’en poste une qui accompagne chacun de mes texte sur @anne_colin_legrand (oui j’ai 400 comptes différents) !

« Ta deuxième vie commence lorsque tu comprends que tu n’en a qu’une ». Giordano

N’attends pas demain, d’avoir de l’argent ou que tes parents ou la société te donnent l’autorisation. Écoute la petite voix qui est en toi et fonce. On a qu’une vie et il faut en profiter chaque seconde.

 

In Her Street: La bonne adresse d’Anne c’est ici

 

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