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Musette aux Enfants à Amsterdam

Musette aux Enfants à Amsterdam

 Céline, quelle Musette es-tu?

Je suis Céline Maisonneuve, j’adore la nature, les voyages . Je suis passionnée par les nouvelles méthodes de pédagogies nouvelles d’éducation et d’apprentissage  Je suis un mélange de Caroline Ingalls, et de Pierre Richard !

Où vis-tu ? 

Je vis à Amsterdam, je suis amoureuse des canaux, des péniches, de la lumière ici. C’est une ville poétique, pleine de détails, et elle se traverse en vélo de long en large en moins d’une heure, un bonheur. J’ai suivi mon homme. Nous avions envie de démarrer une nouvelle aventure, et Amsterdam s’est présentée comme une destination intéressante dans son parcours. Une fois ici, j’ai réalisé que c’était une chance de vivre dans un pays aussi respectueux des enfants et de la vie de famille.

Depuis combien de temps es-tu expatriée ?  

Nous sommes arrivés de Paris il y a 3 ans, avec Jules et Iris, qui avaient 5 et 3 ans.  L’adaptation a été plutôt facile avec un appartement agréable, un peu de nature, et beaucoup plus de temps pour moi, les enfants. Je me régalais de pouvoir commencer le piano, faire des gâteaux avec les enfants, semer des fleurs, faire un potager. Venant de Paris, j’ai vraiment dû complètement me déprogrammer pour écouter ces envies et les réaliser. L’école s’est bien passée aussi et notre vie de famille s’est à la fois enracinée et déployée.

Les seuls bémols qui me viennent à l’esprit ici, ce sont la météo et la langue. J’ai souvent l’impression d’être en mer, quand je conduis mon “bakfiet” à contrevent, sous les rafales de pluie, pour aller à l’école. Le néerlandais est du même acabit : même pour commander un café, ce n’est jamais gagné. Et à chaque fois que le serveur me comprend, j’ai envie de l’embrasser, et je me sens bénie des dieux.

Avais-tu déjà vécu à l’étranger ? 

Oui, lors de mes belles années d’étudiante : Oxford et Madrid, deux villes incroyables et deux cultures différentes. J’ai eu un gros coup de cœur pour l’Espagne et sa douceur de vivre. De ces expériences, j’ai tiré un sentiment de confiance en la vie. J’ai réalisé que l’on pouvait être heureux, dans un endroit dont on ne connaissait rien ni personne six mois avant.

Tu as lancé une nouvelle activité en suivant ton conjoint : comment t’en est venue l’idée ?

J’ai conçu le site « Apprendre en s’amusant », pour aider les adultes dans l’épanouissement des enfants. Chaque enfant est intelligent, mais l’école ou l’éducation « traditionnelle » peut casser leur élan et leur curiosité naturelle. Alors que nous pourrions les aider à connaître et développer leurs intelligences par des méthodes d’apprentissage différentes.  Comme disait Einstein : « Si on juge un poisson rouge à sa capacité à grimper dans les arbres, il passera sa vie à croire qu’il est stupide ».

 

Pourquoi un blog sur le thème des pédagogies positives ?

Je crois que j’ai toujours été très sensible au respect de l’autre. Enfant, j’étais choquée par les abus de pouvoirs que des adultes pratiquaient de façon complètement banalisée. Il y a tellement de stress à l’école, on a peur d’être stupide, peur de se faire gronder, il y a la compétition. Et cela se reproduit ensuite en entreprise. Au nom de quoi sommes-nous pris en otage ? Aujourd’hui, l’exemple des pays nordiques, les écoles « alternatives », et les études sur le cerveau convergent sur l’importance de mettre du plaisir et du sens dans sa vie. Tisser une belle relation avec son enfant est vital pour lui. Le laisser grandir avec confiance, à son rythme. Tout ceci lui permet d’apprendre à se connaître, de développer ses talents, de reconnaître celui des autres et de coopérer, de comprendre que chacun a sa vision et fait de son mieux, et de défendre très fermement ce qui est important pour lui, d’avoir une vision globale de lui, des autres et de la société et la nature.

 

 

En pratique, comment cela fonctionne-t-il  ?

Mon projet consiste à aider adultes et enfants à se connecter avec leurs envies et leurs talents, car c’est au croisement des deux que l’enfant va apprendre, avec une énergie naturelle très forte.

 

En voyant à quel point certains changements peuvent impacter à la fois le quotidien des familles et le développement de l’enfant, j’ai voulu partager cela largement . En conséquence j’ai créé un site « Apprendre en s’amusant ». D’autre part j’ai lancé l’an dernier des ateliers « Leçons de choses » pour surprendre et éveiller les enfants, de façon globale : sur eux-mêmes, les autres et la nature.

Actuellement, je lance des ateliers enfants en ligne « Les explorateurs ».  Ce sont des activités créatives d’inspiration Montessori que l’on peut télécharger . Il y a un volet éducatif pour offrir, au-delà des articles, une méthode et un accompagnement pour les parents et enseignants .En effet nous ne sommes pas tombés dans la potion de l’éducation positive quand nous étions petits, et la transition est un vrai défi.

Quelle a été ta démarche ? 

J’ai crée l’entreprise elle-même lors d’un plan de départ volontaire qui tombait parfaitement pour moi. En me lançant dans un domaine “nouveau” j’ai cherché des personnes et les écoles que je considérais être les plus inspirantes (Living Schooll, Ken Robinson, Sophie Rabhi, Antonella Verdiani). J’ai multiplié les formations, les rencontres, les projets. Et a chaque fois, j’ai eu cette sensation délicieuse ; oui, ce sillon que je traçais était le bon. L’ambiance des écoles m’a fait vibrer : beaucoup de vie, de couleurs, d’affection avec les enfants. Pour mûrir mon projet, j’ai travaillé quelques mois dans un espace de coworking, le Loptop un endroit design, au calme, dans d’anciens ateliers, qui m’a fait découvrir ce monde des entrepreneurs et des freelances. 

Que retires-tu de ton expérience au niveau professionnel, ton insertion dans le pays ?

Pouvoir réaliser ce que l’on aime, c’est une grande chance. Et cela laisse une grande liberté, en termes d’emploi du temps, vital quand on est parent. Le fait d’arriver dans un nouveau pays donne vraiment un coup de “boost”, je trouve. Évidemment, on n’a pas de réseau au début, mais cela va vite, notamment avec les groupes Facebook, les événements. Notamment aux Pays-Bas, où tout est possible !