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Elodie,fondatrice de The Montessori Room – 1 an après

Elodie,fondatrice de The Montessori Room – 1 an après

Elodie,  voilà un an que je t’ai interrogé sur le site Les Musettes. Depuis que tu as lancée ton projet nomade, peux-tu nous dire si tu es satisfaite de la façon dont il évolue? 

Oui j’ai lancé mon projet, et j’en suis super heureuse. Il a bien évolué meme s’il n’est pas aussi nomade que je le souhaiterais. En fait mes fournisseurs sont tous ici au Canada et je me rends compte que ca coute une fortune d’exporter des objets lourds, donc je ne vends pour le moment que dans ma région. Donc c’est assez local. 

Que referais-tu? 

Oh je referais tout ! Surtout le fait d’avoir fait appel à une coach, qui m’a permis de me lancer sans attendre. J’avais quelqu’un a qui rendre des comptes et ca m’a forcé à le faire. 

Ça me semblait insurmontable, finalement ce n’était pas si dur !! 

Quels obstacles as-tu rencontrés? 

Je me suis rendue compte que c’est parfois éreintant de tout faire dans sa boite: admin, compta, droit, achats, commercial, com, market, fiscalité, RH, IT, etc. on n’est pas forcément bon partout et certaines taches demandent plus de temps.

Et toujours des gros problème de fournisseurs. Ici au Canada cela coute extrêmement cher, mais faire produire dans un autre pays complique tout (nécessité de recommencer à chercher, connaitre des gens sur place, voyager, contrôler, etc)

Sur quoi as-tu progressé? 

J’ai pris confiance en moi et en mon projet, je sais maintenant que c’est une bonne idée

Comment vois-tu l’évolution de ton entreprise dans un an, dans cinq ans? 

Maintenant que je suis bien lancée la prochaine étape est d’améliorer la rentabilité et le business plan, car dans la vente on commence parfois avec des prévisions un peu aléatoires. Maintenant que j’en sais plus il faut que j’optimise tout afin de pouvoir gagner ma vie. 

J’aimerais vraiment réussir à la rendre plus nomade afin de pouvoir continuer à voyager en expat, ou bien rentrer en France tout en la conservant. 

Qualifies-tu ton travail de “job de rêve »?

Pas encore ! J’aime beaucoup ce que je fais, mais je trouve qu’il y a encore des difficultés que je n’ai pas surpassées. Le fait de travailler seule depuis la maison, et le fait de ne pas encore gagner suffisamment d’argent. 

Les réseaux sociaux prennent une place importante, depuis un an, qu’en est-il pour toi? ont-ils pris plus de place? 

Ils prennent de la place c’est sûr mais j’essaie de m’en détacher. Sur un plan personnel j’ai envie de tout arrêter, supprimer mon compte FB, Instagram. Mais sur un plan professionnel je ne peux pas. Alors j’essaie tant bien que mal de trouver un équilibre, mais je n’arrive pas à poster comme je devrais. 

Quelles satisfactions personnelles retires-tu de ton projet entrepreneurial?

Énorme satisfaction personnelle, quelle fierté d’avoir réussi jusque là ! Et en meme temps un léger syndrome de l’imposteur. Quand des gens me disent « ouahou, bravo, c’est super ce que tu fais » je ne peux m’empêcher de penser « mouais super, pas tant que ça, il y a ça, ça, ça qui ne vont pas » 

Quel est ton plus gros challenge? 

Faire un business vraiment profitable pour pouvoir en vivre. Jusqu’à maintenant j’ai la chance d’avoir ma famille derriere moi, mais j’aimerais être 100% indépendante.

A quoi ressemble ton quotidien d’expat-preneure?une organisation? 

J’ai eu mon 3ème enfant il y a 4 mois, donc entre lui et la boite, mon quotidien a énormément changé. Je partage mon temps entre m’occuper de lui, bosser pendant la sieste, faire un peu de sport, et gérer aussi la logistique avec les deux « grandes ».

Un ou une expat-preneure qui t’inspire? 

Je lis souvent les portraits des musettes que je trouve tous inspirant. C’est tellement motivant de voir les boites des unes et des autres se monter, évoluer, réussir.  

Qu’aimes-tu le plus dans ton travail? 

Je trouve cela grisant de voir les gens acheter quelque chose que j’ai dessiné ou que j’ai eu l’idée de vendre. Et en plus me remercier!